Expériences & Etudes
1 ère étude :
Effet Cancérogène : Le benzène est classé cancérogène. Il provoque des leucémies, et est surtout reconnu dans les maladies professionnelles.
Etude chez l’animal
Le principal organe cible du Benzène est le système hématopoïétique*, il provoque une diminution des taux de globules blancs, de globules rouges et de nombreuses cellules souches. Des études par voie orale et par inhalation montrent que le Benzène est un cancérogène.
Résultats analytiques : L’étude expérimentale réalisée ici, consiste à mettre en évidence le pouvoir cancérigène du Benzène pour des expositions au Benzène réalisées par voie orale et par inhalation. Ici, l’expérience est réalisée sur des animaux tels que des rats et des souris.
Les organes cibles semblent identiques quelles que soient les voies d’exposition.
Par inhalation, l’apparition de lymphomes* est observée chez la souris à partir d’une dose de Benzène de 300 ppm* qu’on lui a administré 6h/jour, 5j/semaine durant toute sa vie. Puis par voie orale sur d’autre souris, où la dose administrée de 25mg/kg lors d’une période de 5j/semaine pendant 103 semaines. Le résultat est l’apparition de tumeurs de la glande zymbal sont les plus fréquemment retrouvé lors de l’administration orale chez le rat et la souris. Des tumeurs de la cavité buccale sont également retrouvées chez le rat par voie orale à partir de 250mg/kg. On observe également pour cette même dose des tumeurs pulmonaires chez la souris, des tumeurs de la cavité nasale et de la peau chez le rat et dans les deux espèces des tumeurs hépatiques*.
Conclusion : Grâce à cette étude, nous pouvons déduire les divers effets du Benzène par différentes voies d’expositions. Par voie orale, l’exposition au Benzène induit le développement de tumeurs localisées dans plusieurs organes. Par inhalation du Benzène, le nombre d’organes développant des tumeurs est moins important, cependant les tumeurs les plus souvent rencontrées sont celles du système hématopoïétique et plus particulièrement les lymphomes.
Enfin, le benzène est reconnu comme cancérogène, en raison du fait qu'il se comporte comme un agent intercalant (c’est-à-dire qu'il se glisse entre les bases nucléotidiques des acides nucléiques, dont l'ADN, provoquant des erreurs de lecture et/ou de réplication).Les effets sur l’homme résultent principalement de l’inhalation du benzène, il faut être exposé à une très importante dose durant une longue période pour que le benzène est des effets nocifs sur notre santé , comme le cas de certaines professions, du type mécanicien ,un métier exposé aux vapeurs de benzène contenues dans les carburants.
2ème étude :
Ce professeur émérite de l’université de Birmingham, qui avait déjà réalisé plusieurs études sur quelque 22.500 enfants décédés de leucémie ou de cancer entre 1953 et 1980 en Grande-Bretagne, a pu retrouver les anciennes adresses de plus de 12.000 d’entre eux, nés après 1954.
En comparant leurs lieux de résidence avec des cartes indiquant les niveaux de pollution atmosphérique, les chercheurs ont constaté que les enfants vivant à moins d’un kilomètre d’une source importante de pollution (gares routières et autres centres importants de transports, hôpitaux, installations de stockage de produits pétroliers …) avaient un risque accru de mourir d’un cancer.
Ce risque augmente également pour les enfants vivant ou dont les mères ont vécu pendant la grossesse à environ 300 mètres d’un point local d’émissions de polluants (monoxyde de carbone, particules, oxydes d’azote, butadiène-1,3, benzène, dioxines, benzopyrène, composés organiques volatiles).
Les auteurs invitent à mieux contrôler les effluents produits par les moteurs à combustion interne, « en particulier les moteurs diesel des autobus, camions et locomotives ». Ils recommandent aussi une surveillance « plus fine et fréquente du butadiène-1,3 en particulier », en veillant à fixer des doses limites, y compris sur les lieux de travail, permettant de protéger les enfants à naître.
Une étude réalisée dans quatre villes françaises (Nancy, Lille, Lyon et Paris) et portant sur 280 cas de leucémie aiguë d’enfants, avait suggéré, l’an dernier, que vivre près d’un garage ou une station-service pourrait quadrupler le risque de leucémie infantile.
Le risque semblait augmenter avec la durée d’exposition, selon les chercheurs de l’Inserm (recherche médicale).